Electriser
« À Paris les trottoirs Villon électrisent le débat ».
« Plein cadre » du journal le Monde du 5 novembre.
« Un promeneur de Paris » à la Eric Hazan voire un ancien habitant de la rue Auguste Vacquerie, non loin de la rue Bassano et de la rue Galilée lit l’article fort bien fait et éclate d’un rire libérateur.
Tout est là. La villese vitrinise faute de vie, elle se vuittonise. Il lisait récemment l’article de de Dominique Méda sur l’autoritarisme et l’emprise de l’entreprise et reconnaissait que tout se jouaitbien là. Le politique au main de l’entrepreneur, l’affaire est planétaire « Si Paris m’était compté » Et oui monsieur le maire de la ville de Paris dit il silencieusement, votre source financière est assurée en ce lien et vous vous en félicitez, le marché est votre sauveur, n’en déplaise au marcheur- triste homonymie- d’Éric Hazan, d’ailleurs de Hambourg à Londres, New York on fait de même Mais oui on valorise la vitrine pour électriser mais par contre l’on fait campagne à bicyclette!
Mais cela marche monsieur l’édile social!
Ils se précipitent les clients , il se jettent sur la marchandise, ils adulent votre offre et la saluent, ils se l’approprient en masse! D’autres petits commerces naissent instantanément d’ailleurs montés sur réseaux de redistribution, tout cela circule Et les assurances remboursent.
C’est un peu violent certes, mais le résultat est là. Cela marche!
Non ?
Le lecteur rieur se souvient d’il y a quelques années déja du calme de l’avenue Marceau et de l’étalage élégant du seul magasin Vuitton, un peu musée de la chasse, un grand ours blanc, deux trois malles, un décor peint et surtout l’idée d’une réserve. Le drugstore à coté et le pub Winston discrets comme des clubs.., mais alors la valeur tenait à la pudeur religieuse, celle du respect hypocrite, de la rareté réelle et la convoitise était châtiée et bien canalisée. On tenait son monde comme cela.
Mais à bien y penser tout cela restreignait les gains et la culbute était nécessaire. Alors maintenant elle est là. Vous avez les « donateurs,’ vous avez la marchandise, vous faites un tabac, vous payez la facture en électrisant… d’autres culbuteurs de la plus belle façon!
Ah j’oubliais, dans la foulée vous avez acquis le pouvoir de reproduction des oeuvres du Louvre et des musées sur vos objets, vous diffusez déjà des reproductions de seconde- main – pauvre Christo-sur le Pont Neuf que vous occupez largement comme cavernes aspirantes… Soyez généreux alors reconnaissez alors au publicen proportion le droit de se servir tout comme vous.De ses connaissances lointaines le lecteur se. souvenait dans ses lectures anarchistes de ces mots « oui au début devant l’afflux des nourritures, et l’argent n’existant plus, ils se serviront trop, mangeront de façon exagéré mais très vite ils se réguleront et le trop se contrôlera leur expérience refoulera la distribution et l’économie s’organisera ». Mais peut- être que cette répartition, cette équité n’entre pas dans votre projet.
Alors se dit le lecteur souriant cette fois dit à voix haute « électrisez, culbutez, faites-vous culbuter monsieur l’édile et ses managers compris c’est votre choix social. Votre lucidité non?
Puis il prit en souriant son François Villon « Frêres humains qui après nous vivez n’ayez les coeurs contre nous endurcis ».
Villon contre Vitrine tout est là vraiment, ne vous en déplaise.
Pour Alarm Club
Electriser texte de l'association. Les trottoirs Villon électrisent le débat!
Merci à tous !
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